Les «Épreuves Standardisées» des cycles d’apprentissage de la scolarité obligatoire et les conséquences pour l’évaluation des élèves

Monsieur le Président,

 

Par la présente, j’ai l’honneur de vous Informer que, conformément à l’article 80 du règlement de la Chambre des Députés, je souhaiterais poser une série de questions à Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale.

Au début de chaque nouveau cycle d’apprentissage de la scolarité obligatoire (cycles 2.1, 3.1, 4.1 ainsi qu’en 7 et 5 de l’ESC/ESG), le Luxembourg Centre for Educational Testing (LUCET) est chargé de faire des dites « Épreuves Standardisées » (ÉpStan) qui permettent de savoir si les objectifs de formation du cycle d’apprentissage précédent ont pu être atteints. Les tests contiennent des tâches de trois niveaux de difficulté : en-dessous du niveau socle, niveau socle et niveau avancé. Le niveau socle représente le critère minimum à atteindre.

 

Dans ce contexte, je veux poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale :

 

  • Pour l’année 2018/2019, combien d’enfants ayant participé aux épreuves standardisées aux cycles 2.1, 3.1 et 4.1 ont atteint le niveau socle respectif ? Combien d’enfants ne l’ont pas atteint ?

 

  • Étant donné que la décision d’un éventuel allongement de cycle ne peut être prise qu’au terme des différents cycles, quelles sont les conséquences des épreuves standardisées respectivement quelles sont les conséquences concrètes pour les enfants n’ayant pas atteint le niveau socle du cycle correspondant ?

 

  • Est-ce qu’une analyse concrète a été conduite sur l’efficacité du principe de l’allongement de cycle ?

 

  • Le Ministre n’estime-t-il pas opportun de pouvoir prendre la décision d’allongement de cycle au cours de chaque année de cycle en question dans le but de remédier plus tôt à d’éventuelles difficultés scolaires de l’enfant concerné ?

 

  • A l‘école fondamentale, les bulletins se fondent sur une évaluation par compétences. Au cycle inférieur de l’enseignement secondaire coexistent l’évaluation par compétences et l’évaluation chiffrée, alors qu’au cycle moyen et supérieur de l’enseignement classique l’évaluation est uniquement chiffrée. Pour la formation professionnelle, la réforme prévoit que chaque compétence sera évaluée par une note chiffrée.

 

Dans ce contexte, Monsieur le Ministre ne juge-t-il pas opportun d’adapter aussi l’outil d’évaluation à l’enseignement fondamental pour rendre les documents plus lisibles et plus transparents tant pour les élèves et les parents, que pour les enseignants ?

 

  • Ne serait-il pas opportun de définir de manière plus précise les objectifs de formation du cycle d’apprentissage (« Lernzieler ») pour que les élèves et les parents puissent, à la fin du cycle, mieux identifier si les objectifs ont été atteints ou non ?

 

  • Selon le programme gouvernemental, les bilans seront digitalisés et les différentes méthodes d’évaluation seront analysées dans le but de les rendre plus compréhensibles « pour toutes les parties concernées». Monsieur le Ministre peut-il nous donner des précisions à ce sujet ?

 

  • L´organisation de l’école fondamentale en cycles est-elle aussi évaluée ?

 

  • Quels sont les avantages par rapport à une organisation par année scolaire ?

 

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma parfaite Considération.

 

Martine Hansen

Députée

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