Quels dispositifs au Luxembourg face aux intimidations d’opposants iraniens en exil ?

Laurent MOSAR

 

Monsieur le Président, 

 

Conformément à l’article 80 du règlement de la Chambre des Députés, j’ai vous prie de bien vouloir transmettre la présente question parlementaire à Monsieur le Premier Ministre et à Monsieur le Ministre des Affaires intérieures. 

Selon un article de presse publié le 17 janvier 2026, des autorités de sécurité allemandes s’attendraient à une intensification des mesures de répression et d’intimidation exercées par la République islamique d’Iran à l’encontre de ressortissants iraniens vivant en Europe, y compris des opposants et des membres de leur entourage. L’article évoque notamment des pressions, chantages et tentatives de recrutement qui seraient facilités par l’identification de personnes actives publiquement (y compris via les réseaux sociaux) et par des risques lors de déplacements vers l’Iran.

Par ailleurs, le Parlement européen a récemment condamné la répression violente des protestations en Iran et a appelé à un renforcement des mesures restrictives de l’UE. Des dépêches récentes font également état de bilans humains très lourds et de restrictions de communication, ce qui nourrit des préoccupations sur l’extension de pratiques d’intimidation au-delà des frontières iraniennes.

Dans ce contexte, je souhaiterais poser les questions suivantes à Monsieur le Premier Ministre et à Monsieur le Ministre des Affaires intérieures : 

  • Le Gouvernement dispose-t-il d’une évaluation actualisée du risque de répression transnationale (intimidation, surveillance, menaces, pressions sur les proches, chantage, cyberharcèlement) visant des ressortissants iraniens ou opposants en exil résidant au Luxembourg ?

  • Combien d’incidents de ce type (plaintes et signalements) ont-ils été recensés au cours des 24 derniers mois, et quelle en est la typologie ?

  • Existe-t-il un point de contact clairement identifié (Police grand-ducale ou service spécialisé) pour les personnes s’estimant victimes d’intimidation ou de surveillance liée à une puissance étrangère ? Dans la négative, le Gouvernement envisage-t-il d’en mettre un en place?

  • Quelles sont les modalités de coopération opérationnelle avec les partenaires (États voisins, Europol, etc.) pour détecter et prévenir ces menaces, notamment via les canaux de coopération policière transfrontalière ?

     

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.

 

Laurent Zeimet                                        Laurent Mosar

Député                                                       Député