Dans son discours sur l’état de la Nation du Premier ministre Luc Frieden, le président du groupe parlementaire CSV, Laurent Zeimet, souligne que l’insécurité et les inquiétudes liées aux crises internationales doivent être prises au sérieux. « Des questions sociales se posent, mais prendre les inquiétudes au sérieux ne signifie pas dépeindre le pays comme plus faible qu’il ne l’est. Ce dont nous avons besoin, c’est de clarté sur les problèmes, de confiance en nos capacités et du courage de faire ce qui est nécessaire. »
La première question sociale serait le pouvoir d’achat. Zeimet se réjouit que l’index ne soit pas remis en question et rappelle les allègements financiers à hauteur de 900 millions d’euros grâce aux ajustements du barème fiscal en 2024 et 2025 les allègements fiscaux ciblés en faveur des parents isolés et des veuves et veufs la déductibilité accrue des intérêts débiteurs pour les crédits immobiliers
les primes énergie et allocations de cherté de la vie augmentées, qui permettent d’aider de manière ciblée, rapide et parfois automatique là où l’aide est nécessaire
la réforme fiscale prévue pour 2028, avec de nouveaux allègements à hauteur de 900 millions d’euros, ainsi qu’une déductibilité plus élevée des dépenses spéciales et des contrats d’épargne-logement, et de nouvelles réductions d’impôt pour les jeunes enfants, les partenaires de vie et un crédit d’impôt accru pour les parents isolés la baisse du risque de pauvreté de 18,8 à 18,1, ce qui montre que l’écart des inégalités ne s’est pas davantage creusé.
Zeimet déclare : « Ceux qui ne veulent pas faire cette réforme doivent entendre qu’ils veulent de facto une augmentation d’impôts, et ils doivent expliquer aux citoyens qu’ils ne récupéreront pas ce qu’ils ont perdu ces dernières années à cause de la progression à froid. »
Le gouvernement réagit aussi à la crise du logement : sept mesures sur dix visant à simplifier les procédures de construction sont déjà mises en œuvre ou déposées au Parlement, et les trois autres arriveront encore cette année. En outre, la loi VEFA sera réformée, le programme de rachat renforcé et des “Housing Bonds” seront lancés afin de créer des logements abordables. La protection des locataires sera également améliorée.
Concernant le salaire minimum, Zeimet rappelle qu’il n’est nulle part aussi élevé et n’offre autant de pouvoir d’achat qu’au Luxembourg. Selon l’IGSS, un bénéficiaire du salaire minimum disposait en 2024 d’un revenu disponible de 2 405 euros et, en 2025, celui-ci a augmenté de cinq pour cent pour atteindre 2 529 euros. Pour un parent isolé avec deux enfants, il a augmenté de 26 % en passant de 3 451 à 4 400 euros.
« Ce sont des faits. Et c’est pourquoi l’affirmation selon laquelle le pouvoir d’achat aurait globalement baissé est tout simplement fausse. Au contraire, les chiffres montrent que le pouvoir d’achat de nombreux ménages a augmenté ; les allègements se font sentir. » Avec l’augmentation prévue du salaire minimum de 6,3 %, qui n’est pas un automatisme mais un choix politique, on atteindra la valeur de référence de 60 % du salaire médian.
« Certains semblent convaincus que toutes les questions sociales peuvent être résolues par une augmentation structurelle du salaire minimum. Nous ne le voyons pas ainsi. Au contraire, nous risquons de créer de nombreux problèmes sociaux si nous ignorons toutes les réalités économiques. »
Il est légitime de discuter de salaires plus élevés, de davantage de congés ou de temps de travail plus courts. Mais la politique ne doit pas s’arrêter à la question : Est-ce que cela ne sonne pas bien ? Elle doit aussi demander : Est-ce faisable et qui devra produire cela à l’avenir ? « Ce n’est pas un réflexe économique froid, c’est un test de réalité. Car une mesure est sociale si elle garantit aussi à long terme des emplois, du pouvoir d’achat et des perspectives. »
Zeimet se félicite également de l’engagement clair selon lequel il n’y aura pas de médecins déconventionnés, pas de médecine à deux vitesses et des délais d’attente plus courts, en permettant aux médecins d’effectuer eux-mêmes de petites interventions.
À propos de la Tripartite, il explique qu’elle ne doit être ni un rituel ni un spectacle politique. « Il s’agit de préserver le pouvoir d’achat, de renforcer la compétitivité des entreprises et de maintenir les emplois. La Tripartite doit être constructive, elle doit être orientée vers les résultats et, surtout, être dans l’intérêt du pays. Avec respect pour les partenaires sociaux, avec une oreille attentive aux préoccupations dans le pays, mais aussi avec une conscience claire de ce que le Luxembourg peut supporter sur les plans économique, social et financier. »